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Actualités - juin 1, 2020

Haïti débat / Abel Descollines : Jovenel Moise doit partir le 7 février 2021, le pouvoir était partie prenante dans l’accord pour la presidence de Privert

Le débat sur la date de la fin du mandat du président de la République continue de défrayer la chronique. L’ancien député de Mirebalais, Abel Descollines, s’alignant du côté des acteurs qui soutiennent le départ de Jovenel Moise pour le 7 février 2021, croit que ce débat est à la fois constitutionnel, juridique et politique.

L’ex député Abel Descollines, comme presque tous les autres acteurs de l’opposition politique haïtienne, soutient que le chef de l’État doit partir le 7 février 2021. Pour étayer sa position, il s’appuie sur les articles 134.2 de la constitution amendée et 239 du décret électoral qui, indique-t-il, stipulent que le mandat de Jovenel Moise est censé commencé en 2016.

Sur la base d’un accord obtenu après la fin du quinquennat de Michel Martelly, Jocelerme Privert a été élu président de la République, le 7 février 2016, par une assemblée parlementaire, avec pour mission de poursuivre le processus électoral enclenché par son prédécesseur.

Jovenel Moise, d’après Abel Descollines doit plier bagage le 7 février 2021 parce que, explique-t-il, cet accord trouvé le 5 février 2016 était pris avec le consentement de son parti PHTK.

« Deux des trois signataires de cette entente était le président Martelly et Cholzer Chancy, deux proches du PHTK. Le pouvoir en place était partie prenante dans cet accord », a fait savoir Monsieur Descollines, avant d’ajouter que deux personnalités parmi les conseillers politiques de Jovenel Moise y avaient participé aussi, sans citer leur nom. 

L’ancien parlementaire se dit favorable au départ du président Jovenel pour le 7 février 2021, reconnaissant qu’aucune clause dans la convention du 5 février 2016 n’a précisé la date de la fin du mandat du chef de l’État.

Pendant que ce débat sur le mandat de Jovenel Moise occupe les audiences, le conseil électoral provisoire a avalé sa langue. L’ampleur que prend cette discussion dans les médias traditionnels et sociaux annonce des troubles dans les prochains jours. Pour éviter l’éclatement d’une nouvelle crise politique dans le pays, le PDG de la Radio Télé Scoop, Garry Pierre Paul Charles, exige un compromis entre les acteurs.

Mozard Lombard,

Éditorialiste de la Radio Télé Scoop,

Tél : (509) 3147-1145,

Email : [email protected]

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