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Haitian businessman Jovenel Moise addresses the audience after being declared the official winner of the November 2016 presidential elections, in Port-au-Prince, Haiti, January 3, 2017. REUTERS/Jeanty Junior Augustin EDITORIAL USE ONLY. NO RESALES. NO ARCHIVE.

Haïti débat / Réactions aux déclarations du président de la République : Les protagonistes continuent de réclamer son départ, la mobilisation reste toujours dans l’air du temps

La stratégie de communication du président de la République de casser le mouvement populaire exigeant sa démission, à travers la conférence de presse, donnée le mardi 15 octobre dernier, reste sans effet. La mobilisation est toujours dans l’air du temps et la tendance pour le départ du chef de l’État est toujours de mise.

Des acteurs de l’opposition, du pouvoir et de la société civile dénoncent l’incompétence d’un Jovenel Moise déchu, plaintif, inconscient de la situation du pays, incohérent par rapport au système, qu’il représente et qu’il prétend combattre, qui fait de la diversion et qui joue coûte que coûte pour demeurer au sommet de l’État haïtien.

Joint au téléphone ce mercredi 16 octobre 2019, les protagonistes ne cachent pas sa déception du président Jovenel Moise échoué dans sa mission de garantir la bonne marche des institutions du pays, mais qui n’entend pas faire amende honorable, et qui use de toutes les tactiques pour conserver le pouvoir.

« Après la conférence du président, j’ai retenu que le chef de l’État indique qu’il ne souhaite pas partir », a exprimé le sénateur de la Grand Anse, Saurel Jacinthe, qui croit que Jovenel Moise a perdu la tête.

Le leader du parti INITE et membre de l’opposition institutionnelle pense que le président n’a plus de pouvoir. Il souligne le fait que celui-ci est relâché par tous les secteurs de la vie nationale et par la communauté internationale.

De son côté, le coordonnateur du secteur populaire, René Monplaisir, pense que le chef de l’État devient une menace pour le pays. Selon lui, il suffit d’annoncer que le président va s’adresser à la nation pour créer un climat de tension à l’échelle nationale.

René Monplaisir critique l’attitude du président de se plaindre devant les difficultés au lieu d’agir. D’après lui, Jovenel Moise a perdu la parole. Il n’a la confiance de personne. Il est incohérent et incompétent. Il n’est plus un chef d’État.

« Aujourd’hui, Jovenel Moise, c’est le passé.  Il incombe à nous maintenant de commencer à réfléchir sur la manière nous allons diriger le pays. Il est de notoriété publique qu’il est un menteur. Il est décrédibilisé, même parmi les membres de son propre parti PHTK qui l’ont hissé au pouvoir », a-t-il indiqué.

Le député de Kenscoff qui dit être toujours un proche de Jovenel Moise, Alfredo Antoine, dénonce, lui aussi, l’incompétence du président de la République. Il regrette la position de dénonciation adoptée par le chef de l’État. « Le président n’a pas à dénoncer les contrats, il n’a qu’à les casser », a-t-il formulé, avant d’enchainer que Jovenel Moise doit réévaluer ses discours et la position de la population pour qu’il puisse prendre les décisions qui s’imposent.

Paulson Pierre Philippe pense que le président est dans l’illusion. D’après lui, le chef de l’État croit que son administration a bien rempli ses fonctions. Pendant que Jovenel Moise s’en prend au système, le consultant en Relations Internationales fustige son attitude de s’en présenter comme une victime.

« Jovenel Moise n’est pas une victime, il est une marionnette du système. Il en est l’un des bénéficiaires. Il avait bénéficié d’un prêt de 14 millions de dollars américains dans ce système. Il doit prendre la décision suprême de tirer sa révérence », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, Emmanuel Ménard estime que le président a raté l’occasion de tempérer la fureur de la population. Il a aussi souligné le fait que tous les secteurs du pays exigent sa démission. Il croit qu’au même titre que la population, le pouvoir est dans la rue. « Si personne ne veut s’asseoir avec le président, il doit partir », a-t-il énoncé.

Le locataire du palais national, nous dit Abel Descollines, fait de la diversion. Il cherche désespérément des boucs émissaires. « Le président durant ses 2 ans était loyal avec les personnalités qu’il dénonce. Il a choisi de satisfaire leurs revendications. Il tente de détourner maladroitement l’opinion publique » a expliqué le député de Mirebalais, avant d’ajouter que le président a totalement échoué, qu’il s’en aille.

Mozard Lombard,

Journaliste/Rédacteur de la Radio Télé Scoop,

Tél : (509) 3147-1145,

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