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Actualités - août 19, 2019

Haïti débat / La crise de l’État haïtien : Gabriel Fortuné exige un accord entre les différents acteurs pour sauver le pays

Le maire démissionnaire de la ville des Cayes, Gabriel Fortuné, invite, une nouvelle fois, les protagonistes à prendre le chemin du dialogue pour défricher la situation de crise chronique qui handicape le développement du pays depuis tantôt trente ans. Il encourage les acteurs à trouver un accord politique pour effectuer la transition tant souhaitée par la population.

Le pays subit une crise permanente depuis la chute des Duvalier en 1986. Cette situation de crise s’envenime aujourd’hui au point que l’on aurait pu affirmer que l’État haïtien devient quasi inexistant, pour ne pas dire que l’on habite présentement la terre haïtienne de manière anarchique.

La situation est telle que l’État du pays ne peut assurer sa propre sécurité, déplore Gabriel Fortuné dans les micros de la Radio Scoop FM, au cours de la retransmission de l’émission Haïti débat de ce lundi 19 août 2019. Il n’existe aucune articulation entre les responsables et le peuple. Les dirigeants se déresponsabilisent envers la population.

L’État haïtien dans sa manière de fonctionner, indique Monsieur Fortuné, ne s’occupe pas du quotidien de la masse populaire.

Les pouvoirs ont failli à leurs missions. Au même titre que le président de la République, Jovenel Moise, les parlementaires, souligne l’ancien sénateur du département du sud, sont coupables de la dégénérescence de la crise. Ils sont tous deux très décriés par la population. Gabriel Fortuné dénonce une entente mafieuse entre le législatif et l’exécutif.

Monsieur Fortuné croit qu’il est temps de rebattre les cartes. Car, la crise a trop perduré. Selon lui, le système est agonisant. « Nous n’avons pas le choix. Nous avons besoin d’un accord politique pour sauver le pays. Toutefois, nous devons bien cibler les acteurs », a-t-il fait savoir.  

Nous ne pourrons pas, poursuit l’ancien parlementaire,  le faire seulement avec les chefs des partis politiques et les parlementaires. Il faut impliquer tous les secteurs et les autres protagonistes de la vie nationale. Les revendications populaires exigent un autre État, un autre système. Il nous faut une commission de vérité sur les crimes économiques qui doit prendre en compte toutes les infractions commises dans le pays de 1986 à nos jours.

Gabriel Fortuné croit que nous avons détruit le pays. Il y a une crise de confiance en Haïti. La population ne se confie à aucun acteur présent sur l’échiquier politique. Face à cette situation, il recommande le dialogue. « Nous avons une dernière chance, est le dialogue. Mais, il doit être sérieux », a fait valoir l’ancien maire de la ville des Cayes, qui se dit confiant dans le changement du pays.

Mozard Lombard,

Journaliste/Rédacteur de la Radio Télé Scoop,

Tél : (509) 3147-1145,

Email : [email protected]

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