Home Actualités Haïti débat / La République Dominicaine et la crise haïtienne : Pour surmonter cette crise chronique, le journal « Listen Diaro » suggère de faire occuper Haïti par les dominicains, mais de manière larvée
Actualités - juin 17, 2019

Haïti débat / La République Dominicaine et la crise haïtienne : Pour surmonter cette crise chronique, le journal « Listen Diaro » suggère de faire occuper Haïti par les dominicains, mais de manière larvée

Classée parmi les dix premiers États en déliquescence dans le monde, selon Listen Diaro, 215 ans après son indépendance, Haïti est devenue la nation la plus pauvre de l’hémisphère. Tout en soulignant l’échec de la communauté internationale dans la crise chronique qui secoue le pays depuis plusieurs décennies, le journal dominicain, qui n’entend pas recommander de protectorat interdit dans la charte des Nations Unies, suggère l’application du concept de souveraineté partagée pour gouverner la nation.

Dans un article paru en date du 15 juin 2019, dans les colonnes du quotidien Listen Diaro, les dominicains ont fixé la position de la République Dominicaine sur la crise qui agite le pays ces derniers temps. Dans cet article, le journal a indiqué qu’Haïti est classée parmi les dix premiers États en déliquescence, c’est-à-dire en décomposition, en ruine. Les dominicains s’inquiètent de la situation du pays qui est en passe d’être ruiné.

Dans la recherche de solution pour cette nation, explique le quotidien, la communauté internationale tente depuis des années de mettre Haïti sur les rails démocratiques. Des élections ont eu lieu. Des personnalités ont été élues. Rien ne fonctionne, parce qu’il n’y a pas dans ce coin de terre d’institutions qui marchent suivant les exigences démocratiques. Malgré cette évidence, la communauté internationale refuse de constater et de reconnaitre son échec.

Après ce constat de ce pays en faillite, poursuit le journal, la meilleure chose à faire aurait été d’établir un protectorat. Mais, le chapitre 12 de l’article 78 de la charte des Nations Unies l’interdit. Donc, le journal suggère une autre alternative, l’application du concept de souveraineté partagée, c’est-à-dire un État semi autonome formé de concert avec la communauté internationale. « L’international aura la gestion et le contrôle du système financier haïtien durant 15 ans. Le gouvernement haïtien, de son côté, s’occupera des autres fonctions », a écrit l’article.

À Cela, Listen Diaro, propose la création d’une agence de développement pour coordonner l’aide du FMI, de la BID, l’OEA et de la Banque Mondiale. Cette Agence aura pour mission de reconstruire Haïti. Ce programme nécessiterait 10 milliards de dollars US dans la première phase qui durerait 5 ans.  Le processus de transition démocratique se réaliserait sur une période de 15 ans.

Les dominicains ont formulé ces propositions parce qu’ils croient que si la situation d’Haïti continue à se détériorer, dans quelques années la République Dominicaine deviendra un État en faillite avec des milliers d’haïtiens qui vont traverser la frontière.

Étant donné que la République Dominicaine occupe une place importante au sein des Nations Unies, les dominicains, qui ont déjà déployé sur la frontière avec Haïti plus de 85 000 militaires, vont tenter de convaincre et d’influencer, dans leur démarche, les quatre principaux pays de ladite organisation: les États-Unis, la Russie, la Chine et l’Angleterre.

Mozard Lombard,

Communicateur Social,

Journaliste/Rédacteur de la Radio Télé Scoop,

Tél : (509) 3147-1145,

Email : [email protected]

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