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Actualités - mai 13, 2021

Haïti débat : Prônant une transition de rupture, Steven Benoit continue d’exiger le départ ordonné, non pas désordonné, de Jovenel Moise

L’ex sénateur Steven Irvenson Benoit prévient qu’il n’y aura ni référendum ni élections cette année en Haïti. Participant à l’émission Haïti débat de ce jeudi 13 mai en cours, il soutient que le mandat du président de la République est épuisé depuis trois (3) mois. L’ancien candidat à la présidence exige ainsi le départ de Jovenel Moise et continue de prôner une transition de  rupture à la tête de l’État haïtien.

Le représentant de l’entité politique de l’opposition « Entente pour une Transition de Rupture en Haïti », Steven Benoit, comme beaucoup d’autres acteurs, croit qu’il n’y aura ni référendum ni élections en Haïti cette année.  Le président, dit-il, avait une majorité au parlement. Il aurait pu faire voter en faveur de ce référendum. Il n’a pas organisé les élections. Il voulait diriger seul. Aujourd’hui, de fait, il dirige seul.

Au même titre que des politiciens et des citoyens de la société civile, Monsieur Benoit, interviewé par Campane Joseph, Val Ené et Présimon Jean, souligne que le mandat de Jovenel Moise est expiré.

« Le mandat du président est épuisé. En 2004, il y a eu un départ désordonné d’Aristide. Aujourd’hui, nous exigeons un départ ordonné. Nous ne sommes pas dans la logique de cohabitation, de dialogue avec Jovenel Moise », a exprimé le social-démocrate, déclarant que Monsieur Moise et son parti, le PHTK, qui pillent le pays depuis tantôt dix (10), dit-il, sont les ennemis de l’opposition et d’Haïti.

L’ancien parlementaire croit que Jovenel Moise partira coûte que coûte. « Comme il partira de toutes les manières, moi, je dis que nous devons planifier la gestion du pays de l’après son départ. Nous exigeons une transition de rupture. Par transition de rupture, nous entendons une transition qui rompt avec les anciennes pratiques », a formulé le gestionnaire.

Les personnalités qui vont gérer cette transition, précise-t-il, seront des gens honnêtes, responsables, courageux, qui ne pratiquent pas la corruption. Chacun sera à sa place. Les hommes et les femmes qu’il faut à la place qu’il faut. Si nous ratons cette transition, les raquetteurs  seront de retour au parlement. Nous avons un document, un manifeste, écrit en créole et en français, qui explique cette transition de rupture.  

« Dans la transition de rupture, les membres du gouvernement et du CEP auront à se présenter par devant la justice pour usurpation de titre », avise Steven Benoit.

Mozard Lombard,

Éditorialiste chez Radio Télé Scoop,

Tél : (509) 3147-1145,

Email : [email protected]

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