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Actualités - février 10, 2021

Haïti débat : Me Samuel Madistin dénonce les arrestations opérées au village de Petit Bois et exige la libération de tous les détenus

La Fondation Je Klere dénonce la vague d’arrestations, qui s’est opérée au village de Petit Bois, à Tabarre, dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 février 2021, dans laquelle ont été emportés le juge Yvickel Dabrézil et l’inspectrice générale de la PNH, Madame Marie Louise Gauthier. Les responsables de la Fondation exigent la libération de tous les détenus arrêtés, selon Me Samuel Madistin, de manière illégale et arbitraire.

Le président du conseil directeur de la Fondation Je Klere, Me Samuel Madistin, déplore les arrestations qui ont eu lieu à Petit Bois. Ces arrestations, explique-t-il, ont été faites en dehors de la loi. Les détenus sont accusés de complot contre la sureté intérieure de l’État. Notre analyse des faits ne confirme pas l’accusation.

Il n’y a pas d’infractions de complot, affirme Monsieur Madistin. Le complot, précise-t-il, est un coup monté de manière clandestine et arbitraire.

D’après les informations que nous avons recueillies, indique l’ancien candidat à la présidence, au moment des arrestations au village, il n’y avait pas de réunion. Dire que les accusés organisent un complot, c‘est une allégation.  

« La Fondation Je Klere exige la libération des accusés. Les faits ne sont pas constitutifs de complot. Les arrestations sont illégales et arbitraires », a attesté l’ex sénateur du département de l’Artibonite, interviewé par Campane joseph, Ené Val, Présimon Jean et Garry Pierre Paul Charles, à l’émission Haïti débat de ce mercredi 10 février en cours.

Me Samuel Madistin en a profité pour réagir sur l’arrêté présidentiel mettant à la retraite les juges Yvickel Dabrézil, Wendelle Coq Thélot et Joseph Mécène Jean Louis. Il a condamné le fait que des juges participent à des groupes politiques visant le pouvoir. Toutefois, il dénonce le pouvoir qui, dit-il, corrige le mal par le mal.

« L’exécutif ne devait pas prendre cet arrêté. Il devait saisir le conseil supérieur du pouvoir Judiciaire sur cette question. Il est encore pire de prendre un arrêté qui n’est pas conforme à la constitution. En agissant ainsi, le président fait preuve de Tiran. Il ne peut s’asseoir au-dessus de la loi », a fait savoir l’homme de loi.

Mozard Lombard,

Éditorialiste chez radio Télé Scoop,

Tél : (509) 3147-1145,

Email : [email protected]

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