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Haïti débat / La justice et l’assassinat de Jean Léopold Dominique : Guyler C. Delva exige de ligoter les meurtriers de Jean Dominique

Défaillante, la justice haïtienne traine 19 ans après l’exécution du grand journaliste haïtien, Jean Léopold Dominique. Assassiné crapuleusement, l’agronome, grand défenseur des valeurs démocratiques, a été descendu pour ses critiques virulentes contre la corruption qui empêche au peuple haïtien de se sortir de la misère.

Né en 1930, jean Léopold Dominique a été tué sous les balles crapuleux des tueurs le 3 avril 2000. Jean Dominique travaillait pour le changement du pays. Il œuvrait contre la dictature des Duvalier durant près de 29 ans. Il défendait les valeurs de la démocratie, éveillait les consciences politiques. Il est le premier à émettre en créole sur les ondes dans le pays, car à son époque, on ne s’exprimait pas à la radio dans la langue nationale.

Jean Dominique soutenait avec passion Jean Bertrand Aristide après son retour de l’exil en 1986. Il a dû s’expatrier 1990 à la suite du coup d’État du général Raoul Cédras contre l’ancien président. Il est revenu au pays en 1994. Cette fois, il ne soutenait plus l’ex président à cause de la mauvaise politique de son parti. Il critiquait tous les dérives du pays. Ses critiques s’adressaient aussi contre les hommes d’affaires corrompus.

19 ans après, son homicide reste gravé dans les esprits en raison de la justesse de sa position pour le changement du pays et contre les malversations. Conscients de ses dimensions d’homme politique et de journaliste engagé pour le renouveau d’Haïti, ils sont nombreux à ne pas cesser de réclamer de justice pour lui. Le journaliste chevronné Guyler C. Delva nous en dit beaucoup sur son forfait ce mercredi 3 avril 2019, lors de la retransmission de l’émission Haïti débat.

Le juge d’instruction de ce dossier, nous explique monsieur Delva, a indexé Mirlande Libérus, qui vit actuellement en Floride, comme l’auteur intellectuel de ce crime. Mirlande n’aurait dû pas être normalement l’auteur de l’assassinat. Parce qu’elle n’était pas la rivale de jean L. Dominique. Le personnage politique qui avait une dent contre le journaliste Dominique, c’est l’ancien président Aristide. Ce dernier avait ordonné de le bâillonner. Selon Oriel Jean, l’ancien chef de sécurité du président Aristide, cité par Delva, la personne à qui cette mission a été confiée était Mirlande Libérus.

« Nous exigeons l’arrestation de la personne qui a commis le crime. Le dossier est actuellement devant la cour de cassation. Nous exigeons à la cour de cassation de prendre ses responsabilités », recommande l’ancien ministre de la communication, Guyler C. Delva, soulignant que si nous qui sommes dans la presse avions pris nos responsabilités, la lumière aurait pu déjà fait sur ce dossier.

Notre engagement, indique l’ex secrétaire d’État à la communication, a beaucoup d’importance pour le pays. Parce qu’il y a trop de dossiers de crimes qui sont perdus dans les tiroirs. Le dossier de Dominique peut faire suspendre les criminels d’ôter la vie des citoyens dans de mauvaises conditions dans le pays. La société et les journalistes doivent se mobiliser. Nous devons prendre nos responsabilités. De toutes les manières, le dossier doit aboutir. Personne ne doit être au-dessus de la loi. Du train où vont les choses, il semble que nous aurions besoin de beaucoup de cordes pour amarrer les dilapidateurs des fonds de Petro Caribe et les auteurs de l’assassinat de Jean Dominique. Les auteurs intellectuels sont plus importants que ceux matériels.

La lutte que nous menons, poursuit Guyler C. Delva, est une lutte pour la justice. Il manque de patriotes dans le pays. Nous n’aimons pas vraiment Haïti. Chacun se préoccupe de ses affaires.  Ce que je pense qui aurait dû être fait, c’est de chasser la peur qui nous habite. Nous n’avons pas une culture de responsabilité ni de reddition de compte. Nous n’avons pas le sens de la communauté. Depuis 215 ans, nous n’avons rien fait de valable dans le pays. Nous avons une posture de domestique. Nous avons choisi de rester dans l’esclavage. Nous sommes acceptés d’être ordonnés que par les blancs. Nos ancêtres ne s’étaient pas combattus dans cet esprit.  Nous n’arrivons jamais à nous entendre sur un même projet. Nous avons une limite à ne pas franchir. Nous n’avons pas le droit de dépasser les intérêts de la nation. Le dossier de Jean Dominique doit servir d’exemple dans le pays. Ce dossier aboutira.

Mozard Lombard,

Communicateur Social, Journaliste,

Tél : (509) 3147-1145,

Email : [email protected]

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