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HAITI/CRISE POLITICO-ELECTORALE : Le Président Martelly face à l’histoire !

Le Chef de l’Etat haïtien, Joseph Michel Martelly, maintient le suspense sur ses intentions réelles concernant la durée du  mandat des dix (10) Sénateurs tout en continuant à rencontrer des Responsables de Partis politiques et des Personnalités  de la Société civile sur la question. Sur un autre registre, il n’a pas cessé les déclarations tonitruantes contre l’Opposition politique qui joue de son côté  la carte de la mobilisation à outrance et des manifestations populaires pour affaiblir politiquement  le Régime Tet Kalé.

Personne, doit-on dire, dans l’état actuel des choses ne peut anticiper de la décision du Président Martelly de convoquer ou non le Parlement à l’extraordinaire sur le vote de la Loi Electorale. Le fera-t-il ou pas ? Que cherche vraiment Michel Martelly à travers toutes ces rencontres ? Est-il sincère ? Comprend-il vraiment les implications de ce dossier sur le reste de son mandat ? Martelly peut-il  politiquement prendre le risque de ne rien faire pour  ‘’sauver’’  l’Institution parlementaire ?

Comment se présente la situation au vu et à l’analyse de la position et des agissements des Représentants des Pouvoirs Législatif et Exécutif en dehors du cadre institutionnel, également de l’Opposition politique,  et de la ‘’ Communauté Internationale ‘’ sans oublier les populations haïtiennes.

La Chambre des Députés  étant en vacances jusqu’au deuxième lundi de janvier 2014, le Sénat siégeant en permanence avait donc sur les épaules la responsabilité constitutionnelle de compléter les actes législatifs du Parlement relatifs à la tenue des Sénatoriales partielles et des Collectivités Territoriales. Le Parlement s’était apparemment  entendu pour s’accorder sur la durée du mandat des dix (10) Sénateurs au deuxième lundi de janvier 2015, chaque Chambre en ce qui le concerne.

Les choses étant ce qu’elles sont, le Sénat n’a pas voté dans les mêmes termes la Loi Electorale. Celle-ci  doit donc retourner à la Chambre Basse qui est en vacances. Dans ce cas de figure, seul  le Président de la République, disions-nous, peut à l’extraordinaire convoquer les Députés en définissant lui-même  l’Ordre du Jour. S’il décidait de ne pas le faire, très certainement ce ne serait point en violation de la Constitution. En tout état de cause, il ne subsisterait à ce moment-là  aucun doute sur les intentions dictatoriales prêtées à raison  au Président Martelly.

Le Collège Transitoire du Conseil Electoral Permanent (CTCEP) contre toute attente a annoncé, par la voix de son Président Emmanuel Ménard, l’adoption d’un pré-calendrier électoral qui a soulevé beaucoup de remous au sein de la Société civile et de l’Opposition. La ‘’Communauté Internationale’’ semble attendre le point de non-retour pour s’approprier comme à l’accoutumée du processus politico-  électoral. Les rencontres bilatérales faites par les Ambassades avec les principaux partis politiques sur le  dossier des élections montrent clairement le degré d’engagement et d’implication des pays comme les Etats-Unis d’Amérique, la France par extension l’Union Européenne et le Canada dans la politique intérieure d’Haïti. Quant aux populations haïtiennes, elles donnent jusqu’ici l’impression d’observer non sans intérêts le pourrissement de la situation sur fond de misère, de désespoir  et d’une rentrée scolaire à peine réussie.

Le Président Martelly, si le compte est bon, a rencontré les anciens Chefs d’Etat haïtiens, Jean Bertrand Aristide et  René Préval, l’ex Premier Ministre Yvon Néptune, les Dirigeants des principaux Partis politiques, sauf ceux du Mouvement Patriotique de l’Opposition Démocratique (MOPOD), croit-on savoir.

A quelle fin tout ce va-et-vient ? On suppose raisonnablement que Martelly cherche à prendre le pouls de la situation pour agir dans le sens des intérêts supérieurs de la Nation et de la Démocratie. Pourtant de nombreux Sénateurs et Députés ne se font plus d’illusions sur l’agenda du Chef de l’Etat qui consisterait non pas à trouver le minimum consensuel mais plutôt  à saisir l’occasion pour se débarrasser du Pouvoir Législatif à la rentrée parlementaire du 13 janvier 2014. Tous les Observateurs et Analystes sont d’avis qu’un tel projet est politiquement suicidaire pour le Président de la République.

Jean Frantz LASERRE

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