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Le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle prépare la rentrée

Dans la perspective du premier octobre, le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle a fait le point, le lundi 16 septembre 2013, autour d’un ensemble de mesures arrêtées et d’actions envisagées en vue de la réussite de la rentrée scolaire 2013-2014. Le tout vise une meilleure gouvernance du système éducatif et l’amélioration accentuée de la qualité du processus enseignement/apprentissage, a déclaré le directeur général du MENFP, Denis Cadeau.

 

Le cahier de cette  série de mesures et d’actions a été présenté par le directeur général adjoint de l’Education nationale. Ecclésiaste Télémaque, dans son exposé, est revenu sur quelques dispositions phares rendues publiques dans l’idée de renforcer le système éducatif national. Tout d’abord, les élèves des écoles nationales n’ont aucun frais à payer ; ces écoles étant totalement prises en charge par l’Etat. Ceux des lycées auront à verser seulement 250 gourdes comme frais annuel et un montant additionnel de 150 gourdes qui seront utilisées notamment pour les débours relatifs aux examens en classe et l’organisation d’activités récréatives et civiques.

Suivant la même série, il a été décidé que les textes d’examens du dernier contrôle pour la 4e année fondamentale seront préparés et soumis désormais aux écoles par la direction de l’Enseignement fondamental ; il en sera de même pour le dernier contrôle de la 7e et la 8e année fondamentale. Au niveau du secondaire, la même disposition sera appliquée pour les classes de 3e et de 2nde, les textes d’examens seront préparés et soumis aux écoles par la direction de l’Enseignement secondaire. Tout ceci a été échafaudé dans l’idée d’améliorer la qualité de l’éducation en mettant plus d’emphase sur les évaluations formatives et sommatives, a informé Ecclésiaste Télémaque.

Une autre décision majeure concerne la 9e année fondamentale. A compter de cette année académique, une session extraordinaire sera réalisé pour les candidats. Seuls les candidats qui auront obtenu 4/5 de la moyenne des notes de passage seront habilités à prendre part à cette session. Selon les responsables du ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle, cette décision devrait contribuer davantage à la consolidation du 3e cycle de l’école fondamentale.

Dans la même veine, les responsables MENFP demandent aux directeurs départementaux de l’Education nationale d’œuvrer à la création de comités de classes dans les écoles publiques. La charge qui incombe à cette entité est de toute importance. Il aura à  « gérer les cahiers de pointe retraçant le cheminement des cours dispensés dans chaque salle de classe », d’une parte ; et « assurer la liaison avec la direction de l’établissement scolaire en préparant notamment un rapport journalier et hebdomadaire sur le nombre de cours suivis et les notions abordées. » Au prime abord, la mise en place de ce comité suppose une initiation à la vie démocratique dans les écoles, appelle à une implication des élèves dans le processus enseignement/apprentissage et un contrôle le plus immédiat de la progression programmatique de ce processus.

La dernière circulaire en date du ministère informe de la  mise en place de deux structures devant, elles aussi, contribuer à faire avancer la cause de la qualité de l’éducation dans les écoles publiques, il s’agit de la Commission nationale d’Observation pédagogique et de Suivi et la Commission départementale d’Appui pédagogique. Elles sont composées de professionnels du secteur. Leur mission est tout aussi déterminante : « Observer le respect de l’application des programmes scolaires et des consignes pédagogiques du ministère et donner des avis-conseils de remédiassions sur les principaux problèmes rencontrés sur le terrain. » Vouloir donner plus d’assises à ces deux commissions, le ministère envisage de signer cette année des contrats de performance avec les directeurs d’école et les inspecteurs. Les résultats de ces contrats de performance serviront à sélectionner les écoles qui auront droit à des subventions publiques. Une seule constante commande toutes ces décisions : offrir un service scolaire de qualité à la population haïtienne.

Dans un autre registre tout aussi décisif, le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle a consenti d’énormes efforts pour alléger le poids de la rentrée scolaire sur les épaules des parents. Efforts affermis par le ministre Vanneur Pierre, compris et soutenus par le président Michel Martelly et par le Premier ministre Laurent Lamothe. C’est ainsi que 783.245 « kits élèves » seront distribués pour l’occasion, principalement dans les établissements scolaires publics. Chacun comprendra un sac d’écoles, des matériels didactiques et des jeux d’uniformes pour 287.992 écoliers. Le programme inclut des « kits écoles » au nombre de 550 et plus 4.700 « kits enseignants ».

Les efforts embrassent d’autres paramètres, 879.000 élèves auront droit à un plat chaud par jour dans le cadre de l’extension continue du Programme national de Cantine scolaire. La majorité des bénéficiaires sont répertoriés dans l’Ouest (192.420 élèves), le Nord (189.737 élèves) et dans l’Artibonite (168.879 élèves).

L’engagement est le même en ce qui a trait à l’environnement physique des écoles. 500 écoles publiques doivent être remises à neuf (réparation d’infrastructures, application de peinture). Cette opération sera reprise dans 500 écoles communautaires dont leur processus de nationalisation est déjà lancé. De plus, ces mille écoles publiques et communautaires seront pourvues au total de 10.500 mobiliers. En ce qui concerne spécifiquement les écoles communautaires en situation de nationalisation, le ministère s’engage à prendre en charge 3.000 maitres, les directeurs et les gardiens qui y travaillent.

Les actions du MENFP couvrent – comme cela se fait depuis des années – les manuels scolaires dont plus de 1.093.000 seront remis à titre de dotation aux élèves, et plus de 2.242.000 sont subventionnés cette année à hauteur de 70% par le trésor public. 230 autobus seront affectés au transport scolaire.

Voulant avancer de plus en plus dans le « virage vers la qualité » attaquée depuis l’année dernière,  l’Education nationale, sous la houlette du ministre Vanneur Pierre, estime que cela ne pourrait devenir effectif sans le renforcement de la capacité des enseignants. De ce fait, une campagne de formation continue a été réactivée. Les premiers acteurs du système visés sont : les directeurs et enseignants de l’école fondamentale, les directeurs et enseignants de lycée, les conseillers pédagogiques et les inspecteurs scolaires. Une première session est en cours pour des acteurs évoluant dans le système sans une formation au préalable axée sur l’éducation ou l’enseignement. Les thématiques sont très variées et ne sont pas moins intéressantes, l’une d’entre elles  porte sur la gestion des classes et la planification de l’enseignement. Dans le courant de l’année 2013-2014, d’autres sessions de formation et des journées pédagogiques sont programmées. Plus de 10.000 enseignants et 2.060 directeurs d’écoles publiques sont concernés. Ils proviennent  de 2.214 établissements publics dont 2.113 écoles fondamentales, 201 lycées ; ils auront à instruire 694.602 élèves répartis dans les dix départements scolaires du pays pour les 183 jours de classe tirés du calendrier scolaire 2013-2014.

Idson Saint-Fleur

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