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Le dialogue sur le Pacte de gouvernabilité de Céant s’ouvre ce mardi

Responsables de partis politiques, personnalités de tout horizon, des organisations de la société civile, les organisations de base… Jean-Henry Céant part à la recherche d’un large consensus sur le Pacte de gouvernabilité qu’il a élaboré.

« La lutte contre le gaspillage, la contrebande et l’incivisme, le dossier PetroCaribe ; le renforcement de la sécurité publique ; le respect des droits humains, l’harmonie entre les trois pouvoir, la lutte contre l’impunité » forment l’ossature de ce document, selon le secrétaire d’Etat à la communication, Eddy Jackson Alexis. Selon lui, ce forum marque un pas important pour un véritable accord politique vers la stabilité du pays en cherchant à résoudre la crise actuelle, relancer l’économie du pays, poser le problème de chômage, corriger la déperdition dans le système scolaire […]

Après ce document, le Premier ministre entend dégager un document final à partir duquel il pourra engager le dialogue avec tous les secteurs de la société. Cependant, plusieurs partis politiques ont déjà annoncé qu’ils ne comptaient pas participer à ce dialogue sur le Pacte de gouvernabilité pour des raisons diverses. Dans une correspondance adressée au Premier ministre, le secrétaire général du RDNP a fait savoir que plusieurs rencontres préliminaires ont été organisées par Jean-Henry Céant autour du Pacte de gouvernabilité alors que le RDNP n’a été invité à aucune de ces rencontres.

« N’ayant pas participé aux travaux de préparation, le RDNP ne peut à cette phase collaborer efficacement à la conclusion résultante desdits travaux. Aussi le RDNP décline-t-il l’invitation qui lui a été faite… », a écrit Éric Jean Baptiste.

Pour la Fusion des sociaux-démocrates haïtiens, la démarche consistant à la signature d’un pacte de gouvernabilité pourrait paraître intéressante « si on avait pris le temps de créer les conditions indispensables pour sa réussite ».

La présidente de cette organisation politique a fait savoir que son parti avait rencontré le Premier ministre son pacte de gouvernabilité. « Il est regrettable qu’il ait choisi de venir voir la FUSION en fin de parcours, alors que l’idée du pacte de gouvernabilité est le cheval de bataille du parti. S’il avait consulté le parti avant de diffuser sur son « Pacte de gouvernabilité » et de lancer son forum de validation, la FUSION aurait pu partager avec lui ses réflexions sur la question, les nombreuses expériences du même genre qui ont permis à plusieurs pays en Amérique latine, en Afrique ou même en Europe de sortir avec succès des crises politiques et de prendre un nouveau départ », a expliqué Edmonde Supplice Beauzile dans une prise de position.

« La démarche adoptée par la Primature consistant à produire unilatéralement son propre pacte et à engager ensuite des consultations et non des négociations comme la situation le requiert pose problème et ne correspond pas à l’idée que la FUSION se fait d’un dialogue national. Le pacte de gouvernabilité n’est pas un contrat d’adhésion. Il ne peut pas être rédigé avant le dialogue. Il doit en être le résultat final. C’est à ce niveau que le Premier ministre s’est fourvoyé. Sans dialogue, comment prétendre aboutir à un pacte de gouvernabilité », a-t-elle avancé.

Après ces considérations, Madame Beauzile a affirmé que « la FUSION n’entend pas participer à un El Rancho bis. Présentement, ce qui est en train de se faire n’est pas encore le dialogue ».

L’aile dure de l’opposition politique composée des organisations politiques Fanmi Lavalas, Pitit Desalin et le secteur dit démocratique et populaire avait déjà écarté toute possibilité de dialoguer avec le Premier ministre. Pour elle, la solution à la crise politique doit inévitablement passer par la démission du président de la République et la formation d’un gouvernement de transition pour pas moins de trois ans.

Par ailleurs, dans une prise de position conjointe, une vingtaine de personnalités, de membres de partis politiques et d’organisations de la société civile très influents ont fait 10 suggestions et commentaires sur le Pacte de gouvernabilité. Il s’agit de Rosny Desroches de l’ISC, Marie-Claude Denise de INITE, Jocelyn Borgella de RDNP, Alice Coonen du Centre œcuménique des droits humains, Jean Lavaud Frédérick de la CNEH, Maxis Blanc de Tèt ansanm pour le sauvetage d’Haiti, Guirlène Ocvil de VERITE, Philippe Lozier de GERES, Jean Maxius Bernard de LAPEH, Arnoux Descardes de Volontaires pour le développement d’Haiti, Jonas Coffy de Ayisyen pou Ayiti, Carlo Cerome de JARDIN, Arnel Bélizaire de DFDR et Alain Alfred de COJHIT

D’abord, ces personnalités et structures pensent qu’un processus de dialogue est indispensable aujourd’hui dans le pays à la fois pour essayer de résoudre les graves problèmes sociaux, économiques et de gouvernance auxquels fait face le pays dans la conjoncture actuelle et pour aborder les problèmes fondamentaux qui entravent le développement national.

Cependant, ils estiment que « telle que formulée, cette proposition de pacte de gouvernabilité laisse l’impression qu’il s’agit d’un texte présenté pour simple approbation. Il aurait mieux valu lui donner une forme plus ouverte, qui fasse davantage appel à des suggestions. La forme interrogative pourrait aider et inviter les participants à donner leurs propres opinions », ont-ils avancé.

« Pour le dialogue, il serait souhaitable que toutes les composantes de la société et toutes les sensibilités politiques puissent adhérer dès le départ à la démarche. Pour ce qui est de la représentation, afin d’éviter un trop grand nombre d’interlocuteurs, on pourrait porter les partis politiques de même sensibilité et les organisations de la société civile de même secteur à se regrouper », ont-ils recommandé.

Ils invitent les responsables politiques à créer un climat propice au dialogue, et encouragent toutes les composantes de la nation à surmonter les clivages sociaux, économiques et politiques pour engager un dialogue franc, authentique en vue de sortir notre pays du bourbier dans lequel il s’enlise chaque jour davantage.

Ce mardi 22 janvier 2019, le Premier ministre sera fixé sur l’avenir de son pacte de gouvernabilité et le processus de dialogue que lui a confié le président Jovenel Moïse.

Source : Lenouvelliste

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