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Actualités - mars 31, 2014

Le courrier de Fonds-Rouge(10) : Questions haïtiennes

Pourquoi plus de deux ans après son inauguration, le rectorat de l’Université d’Etat d’Haïti n’est pas parvenu à faire fonctionner comme il se doit le campus de Limonade malgré les œillades moqueuses des Dominicains et plus particulièrement de Leonel Fernandez ?

Qu’est-ce qui explique qu’un bandit circulant à moto puisse exiger d’un client d’une banque de lui remettre, sous la menace  d’une arme, le montant exact de sa transaction ? Vous en avez une idée ?

Cela fait près de trois mois que le pays est sans nouvelles de M. Evinx Daniel. Dans quelle fosse aux lions aurait-il été jeté ? Pourquoi ? A quel ordre, ce Daniel avait refusé d’obéir ?

Vous vous rappelez ce refrain : « La famalia, la vi m nan men w ». C’était de quel groupe ?

Des hommes d’affaires haïtiens placent leurs capitaux dans des entreprises dominicaines. Ne pensez-vous pas que l’une des premières démarches qu’il fallait initier en ce temps de « Haitiis open for business » devrait concerner le rapatriement de ces capitaux migrants ?

S’agissait-il d’une pure coïncidence que la décision de la Cour d’appel de Port-au-Prince concernant  le dossier de Jean-Claude Duvalier ait été prise au moment où le président Michel Martelly était en visite d’Etat en France ?

Les habitants de Croix-des-Missions, Bon-Repos, Canaan, Croix-des-Bouquets, de Cité-Soleil se sont-ils demandé qu’est-ce qui bloque l’ouverture officielle de l’Hôpital communautaire de Référence de Bon Repos construit  grâce à la coopération brésilo-cubaine ? Il est bruit que l’Etat et les coopérateurs ne  s’entendent pas sur le nom de baptême du centre et sur les impositions sur les salaires des éventuelsemployés, Haïtiens et étrangers.

Que sont devenues Fani, Ti Djo et Konpè Chanpa, ces vedettes de la radio et de la télévision des années 80 et 90.

Regardez  quel état  sont les bus Obama ? Je fais le pari quecertaines gens ont pu tirer gros de leur délabrement. N’a-t-on pas ici, en Haïti, un écrivain qui savait parler de l’ «esthétique du délabrement. » Avant lui, un autre n’avait-il pas fait l’ « éloge de la pauvreté ». Un grand mapou de la littérature contemporaine ne fait-il pas l’« éloge du chaos ? »  J’aimerais bien savoir ce qu’en pensent les Japonais de Nagasaki et d’Hiroshima ?

Si ce tropisme vers le chaos érigé en doctrine politico-littéraire pourrait apporter le mieux-êtresouhaité, pourquoi après le bigbang de janvier 2010, on a vu émerger Canaan, Jérusalem. Des terres faussement promises. Des autodérisions territoriales.

A votre avis, quel est la chance de survie de l’Accord El Rancho ? Ce document paraphé avec précaution par certains politiques risque d’êtrevidé de sa valeur politique pour devenir simplement de l’encre noir sur du papier blanc.

L’Eglise catholique d’Haïti, pourra-t-elle sortir saine et sauve de ce processus de dialogue ? Quelles sont les forces cardinales que la médiatrice doit se donner pour réussir ce pari herculéen? L’Eglise, sait-elle encore chasser les démons politiques ?

 

Idson Saint-Fleur

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