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CARIMI touche le Zénith

Le Zénith était plein, samedi 8 mai pour CARIMI. 7000 entrées vendues un mois à l’avance. Même Pierre-Edouard Décimus s’est fendu d’un appel pour féliciter l’artisan de cette réussite, le producteur Jean-Claude Adrassé ! Un hommage qui touche particulièrement les trois leaders de CARIMI, Carlo Vieux (33 ans), Richard Cave (34 ans) et Mickaël Guirand, le chanteur (35 ans).

 Jean-Claude Adrassé, OMC Musique,co-producteur de la tournée CARIMI

Qu’est-ce qui explique ce buzz de CARIMI ?
(Rires…) Ils ont compris il y a quelques années qu’il y avait une lace à prendre. Eux, ils veulent en faire leur métier de manière très professionnelle. On n’est pas des Américains, mais eux ils y pensent très fortement ! Notre marché concerne quelque 3 millions de personnes, contre 400 millions pour les Américains ! On est loin du compte, mais ils ont compris qu’il faut partir sur cette route là. C’est la bonne route et j’espère qu’ils montreront aux autres le chemin.

Vous parlez durement des zoukers, que reprochez-vous aux artistes antillais ?
Il y a des gens qui travaillent dans ce métier, mais vous avez un mouvement de fond avec une majorité dont je ne suis pas sûr que ce soit des gens qui veulent en faire leur métier. Ceci dit on peut être coiffeur et zouker.

On nous promet un album pour les dix ans avec cette recette de kompa enrichi…
Je vais dire une bêtise, mais je vais dire que CARIMI est loin du kompa et plus proche du zouk. J’espère bien qu’ils vont continuer dans ce sens là et qu’on trouvera un nom à cette musique qui réunit le zouk, le kompa, le hip hop… Il faut lui trouver un nom ! On a des idées mais il faut qu’on dépose le nom avant d’en parler !

Propos recueillis par FXG

C’est quoi le truc en plus dans votre zouk-kompa ?

Richard : Le petit punch en plus ! Agressif… C’est l’explosion. C’est ça qui fait Carimi. Tu as l’impression de perdre la tête, c’est ça qui fait le kompa et c’est ça qui fait le buzz !

Carlo : Si on avait une recette, je pense qu’on n’aurait pas fait de la musique mais qu’on aurait vendu des recettes et fait beaucoup d’argent ! Dieu nous a donné un talent et dès le début nous avons choisi de ne pas jouer le kompa pur, mais plutôt une sorte de fusion de différentes cultures pour que les gens se retrouvent. Hip hop, rap, R’n’B, le roots, le moyen-oriental, anything ! On fait découvrir notre culture aux autres en les attirant avec leur culture.

Que représentent pour vous la Guyane, la Martinique et la Guadeloupe ?

Richard : Les Antilles, c’est notre cœur. Avec la Guyane, la Nouvelle-Calédonie, c’est extraordinaire. On a fait 7 000 personnes !

Mickaël : On va aller très bientôt en Polynésie ! On a des demandes pour le Brésil la Thaïlande, le Japon… Et le 18 mai, la fête du drapeau à Port-au-Prince.

Richard : Avec la Martinique, Guadeloupe, Guyane, on a un petit quelque chose de spécial. Le 21 juin, on fait un concert à la Martinique pour la fête de la musique. Préparez-vous, on va doubler ! Les gens nous ont déjà vus et on ne veut pas faire la même chose.

Mickaël : On va être là pour les grandes vacances et même revenir en Guyane. Au Zéphyr, c’était extra !

Comment se passe votre vie à New York ?

Richard : La vie, c’est difficile. New York n’est pas un endroit facile ; il y a une récession qui frappe fort. Mais on est vraiment chanceux d’avoir un groupe comme CARIMI, on est en tournée tout le temps et financièrement c’est rentable. On ne peut pas se perdre.

Mickaël : À New York, on touche un public mixte. Des Américains, des Européens viennent nous écouter. Il y a des Américains très Mean Stream mais la majorité sont très ouverts. On a joué au Sobies, au Roselane hall, au New York Manhattan center qui était craqué avec 3 000 ou 4 000 personnes. Les gens acceptent. Ils dansent, ils vibrent…

Et vos études ?

Richard : On a tous terminé. J’ai fait mes études en finances, Mickaël a fait de la comptabilité et Carlo a fait sa maîtrise en sciences politiques.

Carlo : Je m’adonne à fond à CARIMI mais je compte probablement faire une carrière politique. Je vais sans doute me faire naturaliser l’année prochaine aux États-Unis, mais, je souhaite plutôt faire cette carrière en Haïti.

Richard : Moi, je ne veux pas faire de politique mais je passe le message. Je l’ai fait avec Haïti ding ding ou avec le Buzz. Chez nous le buzz, c’est un joint. Mais moi je dis qu’on n’a pas besoin de fumer pour être bien. CARIMI, c’est mon buzz ! Jouer au football c’est ton buzz ! Et on a fait passer le message parce que la drogue frappe en Haïti.

Parlez-nous de votre 12 janvier à Port-au-Prince. Comment avez-vous vécu le séisme ?

Mickaël : On était tous là et on a entendu le goudou goudou, c’est comme ça qu’on l’appelle… Tu sens, ça secoue, tu ne parviens pas à maîtriser, tu ne comprends pas…

Richard : Tu vis quelque chose comme ça, tu ne l’oublies jamais. À Paris, dans le métro, ça a secoué un peu… Ca m’a traumatisé. Tu vis ça, c’est pour la vie. L’aide que les gens ont apportée a été extraordinaire et en même temps, je me suis senti mal parce que lorsqu’il y a eu le tsunami, je n’ai rien fait. Ca m’a donné une leçon.

Carlo : Le goudou goudou… On était en train de préparer le carnaval et de signer une convention de sponsor avec Digicel. Il était 5 heures et c’est à ce moment-là que c’est arrivé… Tout s’est effondré sauf l’immeuble Digicel dans lequel on était. On a eu de la chance… Tout s’est effondré, on a vu plein de morts. Ca m’a pris trois heures de temps pour arriver chez moi, normalement ça me prend quinze minutes. C’était horrible.

Mickaël : C’est la nature, on est obligé d’accepter. Il faut repartir, faire de la musique, c’est le carburant.

Et après Buzz, que préparez-vous ?

Mickaël : Je suis fatigué, cassé… J’ai tout donné.

Richard : On fait un grand remix de Buzz… Un truc extraordinaire

Carlo : Richard et moi on prépare déjà l’album des dix ans de CARIMI et je peux te dire que ça va être chaud. Beaucoup plus d’invités et beaucoup plus de choses que le kompa…. Il y aura du R’n’B français, des a capella, des acoustiques, de la R’n’B soul. On va entrer dans le marché français. On va se concentrer dessus et ensuite on viendra sur le marché américain.

Propos recueillis par FXG (Agence de presse GHM)

   franceantilles.fr

 

 

 

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