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Haïti : La MINUSTAH a un rôle capital à jouer, selon un rapport

BanLe Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, se dit extrêmement inquiet des risques que court Haïti dans les mois à venir, en particulier à l’approche de la saison des pluies et des ouragans, et estime que la Mission des Nations Unies (MINUSTAH) a un rôle capital à jouer dans le relèvement du pays après le séisme du 12 janvier.

« Il faut continuer de multiplier les activités de secours et de protection alors même que la fragilité des institutions de l’État expose le pays à la reprise des activités des bandes, du crime organisé et du trafic de drogues, qui pourraient entraver les acquis de la stabilisation de ces dernières années. Les conditions de vie dans les camps de déplacés entraînent également de nouveaux risques auxquels il faut faire face », écrit M. Ban dans un rapport publié mardi.

Le Secrétaire général prie le Conseil de sécurité d’appuyer la stratégie proposée concernant les renforts que la MINUSTAH devra envoyer pour aider le gouvernement haïtien à assumer ses responsabilités. Il demande à nouveau que les fonds nécessaires soient fournis d’urgence compte tenu du fait que l’appel humanitaire révisé n’est actuellement financé qu’à 50%.

« La MINUSTAH a un rôle capital à jouer. Avant le séisme, la Mission entrait dans une phase de consolidation mais aujourd’hui, il faut entreprendre des efforts supplémentaires, pendant les 18 mois à deux ans à venir, dans le cadre desquels la Mission aidera le gouvernement à conserver les acquis de la stabilisation et à amorcer une transition sans heurt vers la reconstruction à long terme », souligne le rapport.

Dès le début du mois de février, la MINUSTAH a progressivement reçu de renforts conformément à la résolution 1908 (2010) du Conseil de sécurité. Au 13 avril 2010, la composante militaire comprenait 120 officiers d’état-major et 8.186 soldats. Des troupes d’infanterie supplémentaires doivent arriver d’Argentine et du Pérou d’ici au milieu du mois de mai, ce qui augmentera encore les moyens à la disposition de la Mission.

« Compte tenu de ce déploiement accru et de la réduction, depuis le début du mois de mars, des partenaires militaires de la Mission ne relevant pas de l’ONU, la composante militaire de la MINUSTAH joue un rôle encore plus grand dans l’appui aux opérations humanitaires », estime le rapport.

Au 13 avril, la composante police comprenait 828 membres de la Police des Nations Unies et 1.350 membres d’unités de police constituées. La Mission reçoit progressivement des renforts conformément à la résolution 1908 (2010) du Conseil de sécurité.

Le rapport note qu’il reste difficile de trouver suffisamment de femmes francophones parmi les membres de la Police des Nations Unies et de spécialistes de domaines particuliers (formation, génie civil, architecture, lutte contre le trafic des stupéfiants, lutte contre les enlèvements, criminalité organisée, planification, police technique et scientifique, administration, achats, logistique), de cadres intermédiaires et de commandants régionaux, et de spécialistes des victimes spéciales.

Le Secrétaire général recommande au Conseil d’autoriser l’élargissement de la composante de police de la MINUSTAH afin que la Mission puisse aider la police nationale d’Haïti « Je recommande que le nombre de membres du personnel de police soit porté à 680, soit 200 membres de la Police des Nations Unies et trois unités de police constituées, en plus des effectifs autorisés par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1908 (2010) », écrit-il. Compte tenu de la capacité d’absorption actuelle de la Mission, les effectifs actuellement autorisés pourraient être déployés d’ici à la fin de septembre et les 680 membres supplémentaires avant la fin de l’année, à temps pour les élections, ajoute-t-il.

Selon Ban Ki-moon, il ne faut pas « sous-estimer le temps dont Haïti a besoin pour se remettre du séisme. Il n’y a pas une famille haïtienne qui n’ait été touchée par le séisme ».

D’après lui, en contribuant au relèvement après le séisme, il faut trouver des remèdes aux problèmes sociaux et économiques sans précédent que connaît Haïti. « Il faudra aussi absolument faire en sorte que le flot d’aide internationale atténue, au lieu de les accentuer, les inégalités de répartition des richesses et des débouchés, qui alimentent depuis longtemps l’instabilité en Haïti », dit-il.

 

 

 

 

 

 

 

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