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Actualités - décembre 10, 2009

Monde : Obama accepte son prix Nobel de la paix et défend « les guerres justes »

Barack Obama a reçu, jeudi 10 décembre à Oslo, son prix Nobel de la paix avec « humilité », estimant que d’autres candidats étaient «peut-être plus méritants». Après moins d’un an à la Maison Blanche, avec deux guerres en Irak et en Afghanistan à gérer et sans aucun succès diplomatique majeur à son actif, le 44e président américain était un lauréat inattendu cette année.

Avec notre correspondant à Oslo, Grégory Tervel

Le président américain Barack Obama a accepté, ce jeudi 10 décembre à Oslo son prix Nobel de la paix avec « une profonde gratitude et humilité ». Lors de son discours, le président américain a annoncé que les Etats-Unis d’Amérique devaient  continuer à montrer ce qui doit être la norme dans la conduite de la guerre.

« C’est là une des origines de notre force, a-t-il dit. C’est pourquoi j’ai interdit la torture, ordonné la fermeture de la prison de Guantanamo et réaffirmé l’engagement de l’Amérique à respecter les conventions de Genève », a-t-il ajouté.

Le président Obama a reconnu toutefois que le choix, pour le Nobel de la paix, d’un chef d’Etat dont le pays est en guerre prêtait le flanc aux critiques. « Mais le recours à la force, a-t-il expliqué, est parfois justifié, notamment pour des raisons humanitaires.» et il a ajouté que dans le cas d’al-Qaïda, aucune négociation ne permettrait de pacifier la situation.

Il s’est montré ferme en outre à l’égard des pays qui enfreignent le droit international. Evoquant le nucléaire, Barack Obama a appelé la communauté internationale à imposer des sanctions significatives contre l’Iran et à la Corée du Sud quand ces pays ne respectent pas leurs obligations. « On ne peut permettre à l’Iran et à la Corée du Nord, dont les ambitions nucléaires inquiètent le monde, de ruser avec le système » a-t-il dit, faisant allusion aux méthodes de ces deux pays pour faire traîner les négociations en longueur.

Des sanctions doivent également être décidées contre le Soudan et la Birmanie lorsqu’ils violent les droits de l’homme de leur population, a-t-il ajouté.

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