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Haïti : Des responsables d’organisations haïtiennes exigent des actions concrètes de la part de Bill Clinton, émissaire spécial de l’Onu pour Haiti

L’aveu de l’ancien président américain, Bill Clinton, devant la Commission affaires étrangères du Sénat américain, dans lequel il a reconnu que son administration avait causé des torts à la production haïtienne notamment l’industrie rizicole en facilitant l’exportation du riz américain vers Haïti, est un bon geste mais cela est insuffisant, a estimé l’économiste Camille Charlemers, directeur exécutif de la Plateforme de plaidoyer pour un développement alternatif.

Le geste, explique l’économiste Charlemers, est  important compte tenu des relations vieilles de plusieurs années qui existent entre les présidents des Etats-Unis et l’Etat d’Haïti. Camille Charlemers a mis en exergue l’influence du gouvernement américain dans les choix économiques d’Haïti.

Le choix impérialiste de l’Etat d’Haïti et la libéralisation générale du commerce haïtien font partie des éléments ayant conduit à l’effondrement de l’agriculture haïtienne et envoyer des milliers de personnes au chômage, a dit le directeur exécutif de la PAPDA.

« C’est toujours le même modèle de croissance que l’on préconise, une croissance extravertie concentrée sur l’exportation de l’industrie de la sous-traitance vers les Etats-Unis à travers la loi Hope. Les même choix, les mêmes orientations, les mêmes recettes qui ont amené à des catastrophes sont entrain de se réaliser et l’on doit s’attendre aux mêmes résultats », a averti l’altermondialiste qui craint un approfondissement de la dépendance de l’économie haïtienne par rapport à l’économie américaine.

Le leader de l’organisation ‘’Koze pep’’ a salué les déclarations faites par l’ancien président Bill Clinton le 10 mars dernier  devant la commission affaires étrangères du sénat américain. Monsieur Charles Siffra dit, toutefois, attendre d’autres actions plus concrètes de l’ancien président Clinton.

Le leader de ‘’Koze Pep’’ s’est félicité de la décision du bureau exécutif du fonds international pour le développement agricole d’annuler la dette d’Haïti à son égard, évaluée à 50.7 millions de dollars. Monsieur Siffra qui a mis en question l’aide internationale au pays pense qu’il revient à chaque Haïtien d’apporter sa contribution au développement du pays.

Pour sa part,  l’altermondialiste Camille Charlemers a indiqué que l’annulation de la dette d’Haïti envers les pays et institutions étrangers  se fait au prix d’énormes sacrifices, réagissant ainsi à l’annulation annoncée par le bureau exécutif du fonds international pour le développement agricole de la dette d’Haïti à son égard, laquelle dette est évaluée à 50.7 millions de dollars. M. Charlemers exige une annulation totale et sans condition  de la dette du pays.

L’économiste Camille Charlemers a, en revanche, applaudi l’annonce de la création prochaine dans le pays d’une banque de crédit en faveur les femmes grâce à la coopération de l’Alternative bolivarienne. L’économiste a insinué l’Etat d’Haïti de renforcer sa coopération avec les pays de l’Amérique Latine et l’Union européenne. Selon lui, le Venezuela et Cuba sont au premier rang sur la liste des pays qui développent une franche coopération avec Haïti.

Le directeur exécutif de la Papda a regretté que le gouvernement haïtien n’ait pas été représenté à un sommet de l’Alternative bolivarienne tenu à Caracas à l’occasion du 200e anniversaire du Venezuela alors que le dossier d’Haïti y était au menu.

 

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