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Haïti débat / L’extension de l’insécurité, la persistance de la pénurie de carburant et l’insouciance des autorités haïtiennes : Nos dirigeants devaient être dans le maquis

Nul n’a besoin d’être dans le secret des dieux pour comprendre que le pays, après les épisodes du 6 et 7 Juillet 2018, le soulèvement du 7 au 17 février dernier,  est, une fois de plus, au bord d’un précipice. Aujourd’hui, la situation est telle que l’on peut se demander si le pays est dirigé. Pourtant, à observer les dirigeants, on a l’impression que ça marche comme sur des roulettes.

La population devient de plus en plus affamée. Le taux d’inflation ne cesse de grimper. Les voitures et les motocyclettes font la queue dans les pompes à essence. Il y a une grande pénurie de carburant depuis quelques jours dans le pays. Les gens ne peuvent pas trouver de l’eau à boire. Les citoyens sont au chômage. Il n’y a pas d’électricité. L’insécurité bat son plein. La frayeur habite le peuple. Nos concitoyens ont peur de sortir dans les rues pour vaquer à leur occupation.

Devant ce sombre paysage, l’État haïtien se montre très faible. Les autorités assistent impuissamment à la dépréciation de la monnaie nationale. Aucune mesure de redressement n’est jamais prise. Aujourd’hui, le pays a beaucoup de zones de non droit. Il est risqué de fréquenter la route neuf. Des régions comme Lassaline, Martissant, Bicentenaire et Cité Soleil se font de plus en plus peur. Beaucoup de gens de Lassaline quittent leur maison pour fuir la violence qui règne dans leur secteur pour aller dormir à la belle étoile sur la place d’Italie au Bicentenaire.

Face à ce tableau épouvantable, nos dirigeants devaient prendre le maquis. Irresponsables et incompétents, ils perdent le contrôle du pays. Nos acteurs ne font que se battre pour le pouvoir. Dans leur lutte acharnée pour le sommet de l’État, on ne voit pas les intérêts de la nation. On ne voit pas de projet pour sortir les gens dans cette misère déplorable dans laquelle ils vivent.

« Il faut des réflexions pour sortir le pays dans cet étau. L’État a pour mission d’assurer la sécurité, le bien être de la population. Face à la montée du dollar, il faut regarder la capacité de l’État ainsi que des dirigeants de la BRH », exige Val Ené, lors de la retransmission de l’émission Hait débat du lundi 15 avril 2019, soulignant que le premier responsable de la question de l’insécurité dans le pays, c’est la police.

À en croire, l’analyste politique, Campane Joseph, le président de la République, Jovenel Moise, et le chef de la police, Michael Gédéon, s’amusent. Ces derniers, de son point de vue, ne travaillent que pour boucler leur mandat. Ils ne se décident pas sérieusement.

Le chef de la police, nous dit-il, est surtout indexé parce que, pour beaucoup, il pouvait faire mieux. Au niveau du Haut État-Major de l’institution policière, les autres chefs ne s’attendent que l’éviction  du DG Gédéon afin de le substituer. Ils ne fournissent pas de bon rendement pour des raisons politiques. « Qu’ils résolvent leur problème. Ils doivent apporter des solutions à la misère qui gangrène la population », recommande le journaliste politique.

À cette question de la recrudescence de l’insécurité dans le pays, Présimon Jean, de son coté, s’en prend au ministre de la justice et de la sécurité publique. « Comment se fait-il que le pays a un ministre de la justice et de la sécurité publique, tandis que personne ne peut marcher tranquillement dans les rues », se demande Monsieur Jean.

Le linguiste, par ailleurs, en a profité, pour déplore les tractations qui sont en train de se réaliser derrière la scène pour reconduire certains ministres dans le prochain gouvernement. « Dans le gouvernement démissionnaire, il n’y a personne qui a produit un travail efficace. C’est justement parce nos ministres ne sont pas efficaces que nous avons vécu les aventures des dix jours de blocage qu’avait subi défavorablement le pays en février dernier. Ils sont tous à la base de ces événements », condamne-t-il, avant d’enchainer qu’ils ignorent tout ce qui se passe dans le pays.

Mozard Lombard,

Communicateur Social, Journaliste,

Tél : (509) 3147-1145,

Email : [email protected]

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