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Actualités - octobre 2, 2015

Le conseiller électoral Néhémie Joseph démissionne de son poste

« J’ai le regret de vous annoncer qu’à quelques pas de la gare, je suis obligé de descendre et comme de fait, je descends du train », tels sont les mots du conseiller électoral, Néhémie Joseph, pour annoncer sa démission du Conseil Electoral provisoire (CEP).

Le contenu de cette correspondance laisse comprendre que cela ne va pas bien au conseil. « mwen santi blok glas kredibilite mwen an ap fin fonn si m pa ale », nous citons scrupuleusement le texte du représentant du secteur Paysan/Vaudou au niveau de cette instance de l’Etat. « Aujourd’hui, j’ai de plus en plus de conviction de terminer ma mission en me versant dans l’illégalité », a-t-il renchéri.

Néhémie Joseph se montre inquiet quant à l’avenir du pays en ce qui a rapport à la tenue de bonnes joutes. « Les diverses tentatives infructueuses que j’ai faites pour amener certains de mes collègues à revenir sur certaines décisions prises par erreur, sont entre autres, des facteurs qui ont renforcé mes inquiétudes », a révélé le conseiller qui a avancé qu’il est naturel de commettre des erreurs, mais persister dans l’erreur tout en la connaissant comme telle, peut se révéler à la limite pathologique.

Cette décision frappe de plein fouet la bande à Pierre Louis Opont qui s’entête dans l’organisation de la prochaine présidentielle alors que des partis et regroupements politiques réclament l’annulation du scrutin du 9 août dernier.

Les fonds gérés par le Programme des Nations-Unies (PNUD) est l’un des handicaps qui affecte la bonne marche de l’institution électorale. « On veut être actif, on prépare des activités en lien avec la mission et les objectifs, le scénario le plus probable est de se retrouver coincé à la fois par le temps et la délicatesse de la mission, puisque les fonds disponibles sont décaissés au gré du gestionnaire (le PNUD) », à en croire les propos écrits de M. Joseph.

Travailler dans un tel climat, cela ne rassure pas le conseiller, car, dit-il, « Je ne me sens plus confortable pour continuer à travailler au CEP ».

Donc, cette démission ne fait qu’aggraver la crise postélectorale et ternir l’image de ce conseil très décrié par plusieurs secteurs du pays.

Vladimir Désir / e-mail : [email protected]

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