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Actualités - décembre 15, 2021

Haïti débat : Ce n’est pas sans raison que je suis écarté du gouvernement, je suis un irritant pour les assassins de Jovenel, déclare Claude Joseph

Participant à l’émission Haïti débat ce mercredi 15 décembre 2021, l’ex Premier ministre et ministre des affaires étrangères haïtien, Claude Joseph, était revenu sur sa position contre la position condescendante d’Abinader par rapport à Haïti.  Il a évoqué, par ailleurs, l’article très révélateur du New York Times qui rapproche l’assassinat de Jovenel Moise à une liste de narco-trafiquants, dont des figures du PHTK, dressée par le feu Président, récupérée par ses tueurs au moment de son meurtre.

Claude Joseph a explicité sa position ce mercredi sur le récent conflit haitiano-dominicain. « Je n’adoptais pas une position conflictuelle. J’adoptais de préférence une position pour le respect du pays par rapport à l’approche condescendante d’Abinader sur Haïti », a fait savoir l’ancien chancelier haïtien, tout en exprimant sa sympathie aux victimes de l’incendie du Cap-Haitien.

Claude Joseph dit demander aux dominicains de suspendre leur narration négative sur Haïti depuis 2020. « Je leur ai dit clairement que s’ils veulent vraiment un bon rapport de voisinage, ils doivent changer de discours. Ma position a été comprise par les dominicains. Le Président Jovenel Moise l’avait comprise aussi », explique-t-il, répondant aux questions de Garry Pierre Paul Charles, Manuel Yves, Campane Joseph et Val Ené.

L’ancien chef du gouvernement haïtien a fait mention de l’article très dénonciateur du New York Times. L’article du journal américain le New York Times, indique-t-il,  me permet de comprendre que l’assassinat du Président Jovenel Moise a une dimension transversale.

« Je suis un irritant pour les assassins de Jovenel Moise. Je n’ai jamais cessé de demander justice pour le Président. L’arrestation de Samir Handal est un choc », souligne-t-il, soulignant l’absence de volonté politique des responsables pour faire aboutir l’enquête.

« Ce n’est pas sans raison que je suis écarté du gouvernement. Personne n’aurait pu me faire taire dans ce dossier d’assassinat du Président », a renchéri l’ancien chef de la primature.

Claude Joseph, dans la foulée, a évoqué la polémique que suscitent les conversations du Premier ministre Ariel Henry avec le présumé coupable Joseph Félix Badio le jour de l’assassinat du Président.  

Le PM, dit-il, a eu des conversations avec Badio. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il est l’assassin du Président. Toutefois, la lumière doit être faite sur sa situation. Je lui avais dit, s’il n’a rien à voir avec le meurtre, de se rendre au juge.  Selon sa théorie, une fois qu’il se présente devant le juge, celui-ci doit être révoqué.

Mozard Lombard,

Éditorialiste chez Radio Télé Scoop,

Tél : (509) 3147-1145,

Email : [email protected]

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