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Actualités - septembre 23, 2020

Haïti débat : Abel Descollines regorge le nouveau CEP nommé par arrêté présidentiel

L’ancien député de Mirebalais de la 50e législature, Abel Descollines, rejette l’arrêté présidentiel, publié le vendredi 18 septembre passé, dans le Journal officiel Le Moniteur, nommant les membres du nouveau Conseil Électoral Provisoire. Il questionne le dévouement manifesté par le chef de l’État pour amender la constitution. Selon Monsieur Descolinnes, le président a brandi la question de la réforme constitutionnelle dans le dessein de manipuler l’opinion publique dans laquelle son pouvoir s’effrite.

Intervenant au nom du collectif des anciens députés de l’opposition et alliés, à l’émission Haïti débat de ce mercredi 23 septembre 2020, Abel Descollines se dit offensé et scandalisé de l’arrêté présidentiel nommant les neuf membres du nouveau Conseil Électoral Provisoire haïtien.

« Nous sommes choqués et révoltés lorsque nous avons pris connaissance de l’arrêté désignant les membres de ce CEP monté en dehors de toutes les normes prescrites par la constitution », s’est indigné l’ex parlementaire.

Le spécialiste en communication politique demande aux juges de la Cour de Cassation de juger irrecevable la prestation de serment des nouveaux conseillers électoraux.

Le natif de la commune de Mirebalais dit s’offusquer aussi de la mission attribuée au conseil d’organiser un référendum en Haïti dans la perspective de la réforme constitutionnelle. La constitution, dit-il, prévoit comment les référendums doivent être réalisés dans le pays. C’est un pouvoir qui met en veilleuse la loi mère de la nation. Il évolue dans une logique telle que la constitution lui est insignifiante.

Le futur candidat au Sénat de la République pour le Département du Centre ne s’exprime pas pour autant contre l’amendement de la constitution haïtienne. Je suis, indique-t-il, favorable à une nouvelle constitution. Mais, nous devons reconnaitre que dans l’état actuel des choses les conditions ne sont pas réunies.

À en croire l’ancien député, le changement de la constitution n’a jamais été une priorité pour le président Jovenel Moise. Le chef de l’État, explique-t-il, a lancé ce sujet pour manipuler l’opinion publique.

Mozard Lombard,

Éditorialiste chez Radio Télé Scoop,

Tél : (509) 3147-1145,

Email : [email protected]

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