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Actualités - juillet 20, 2020

Haïti débat : Wilson Jeudy explique la pauvreté de nos mairies par la mauvaise gestion des responsables

L’État doit faire peur. Haïti n’a pas de problème pécuniaire. Nous sommes un pays riche. Nous avons, de préférence, un problème de gestion, voilà les idées-forces que soutient Wilson Jeudy à l’émission Haïti débat du lundi 20 juillet 2020, répondant aux questions de Garry, Présimon, Val et Campane.  

Le maire principal de Delmas, Wilson Jeudy, a fait un plaidoyer pour un État fort en Haïti. Il explique la situation de grande pauvreté de nos municipalités, qui, selon lui, disposent de suffisamment de richesses, par la mauvaise gestion des responsables.

À en croire Monsieur Jeudy, si la plupart de nos institutions municipales sont pauvres, c’est parce qu’elles font l’objet de mauvaise gestion.

« Le plus important, c’est la gestion. J’ai dû moi-même beaucoup lutter pour gérer la mairie de Delmas. Je m’étais engagé à récupérer de la DGI toutes les taxes de la commune. Notre prévision budgétaire annuelle passe de 80 millions à 800 millions de gourde. En dépit de cette grande progression, je ne suis pas satisfait », a-t-il indiqué, affirmant, comptant sur ses actifs, qu’il est prêt à battre Martelly à la prochaine élection présidentielle.

Comme beaucoup d’autres citoyens, Wilson Jeudy ne croit pas dans la paupérisation des agglomérations. « Personne ne peut me faire croire dans la pauvreté de la ville du Cap-Haitien.  La commune a des ports, des hôtels. Là où il y a des gens, il y a de l’argent. Les recettes de la ville doivent rester dans la ville », a fait savoir le coordonnateur de la plateforme dénommée PWOP qui revendique une position centriste.

Déplorant une méconnaissance de certains dirigeants de l’État haïtien, il dénonce le caractère poltron des autorités.

« Pour diriger Haïti, il faut connaitre les institutions. Un dirigeant ne doit pas être lâche. On ne peut pas diriger dans la peur. Je n’ai pas peur de mourir. La peur de mourir fait mourir de peur. L’État doit faire peur. Il n’a pas d’amis. Je ne suis pas l’État. Je le représente », a signifié l’agent exécutif intérimaire reconduit par le président de la République, Jovenel Moise.

Mozard Lombard,

Éditorialiste de la Radio Télé Scoop,

Tél : (509) 3147-1145,

Email : [email protected]

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