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Actualités - juin 25, 2020

La peur pousse les groupes armés à se réorganiser”, dixit Me Delile, taclant au passage des organisations des droits humains

Le ministre de la Justice et de la Sécurité publique, Me Lucmane Délile s’en prend ouvertement aux Organisations de droits humains qui, dans leur rapport respectif, accuse le pouvoir en place d’être de connivence avec les groupes armés dans le pays. 

En conférence de presse ce jeudi, Me Lucmane Délile dénonce de la matracage médiatique orchestrée contre le gouvernement par ces organisations. 

“Si tel était le cas, je ne serai pas là comme ministre de la Justice. Je n’ai rien à voir avec les gangs ni de près, ni de loin. Comme avocat, je ne les ai jamais défendu”, s’insurge l’ancien chef du parquet, rejetant d’un revers de main ces accusations. 

” Ces organisations ne font que créer un amalgame, des diversions et des mensonges pour dire que le pouvoir supporte des malfrats. C’est faux”, rouspète-t-il. 

Le ministre de la justice continue de rejeter les accusations à coups d’arguments en rappelant que ” ces organisations s’opposeraient à une toutes démarches du CSPN visant à traquer ces bandits armés”

 Me Lucmane Délile faisait référence au dernier ultimatum de 72 heures donné au mois d’avril aux « gens de bien » de Village-de-Dieu de quitter la zone – qui n’est pas appuyé par des organismes de droits humains. Le titulaire du Ministère de la Justice souhaite que la population prenne acte de ce comportement.

En ce qui concerne l’alliance des groupes armés au sein de G-9, le ministre estime que la peur d’être traqués par lui les pousse à essayer de se réorganiser. “Ces bandits sont au courant que je vais les traquer jusqu’aux portes de l’enfer. Donc, ils veulent duper les autorités judiciaires en faisant croire qu’ils déposent les armes pour pouvoir bénéficier un  relâchement des poursuites judiciaires”, a analysé le ministre. “Ils ont peur”, intimide-t-il, avant dd rappeler son discours. “N’oubliez pas que j’avais dit que la peur va changer du camp et doit changer du camp”. 

Avec un ton provocateur, le ministre Délile fait remarquer que les gangs n’ont pas à assurer la paix dans un pays. Ce rôle revient à l’État seul, soutient-il. Lui qui ne jure que le rétablissement de l’ordre dans le pays.

Michelson Césaire

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